Green Cats, Babies!

On a tendance à trop parler. On a décidé d'écrire : ceci est notre blog.

Crime & The City Solution : rétrospective berlinoise et nouvel album

Crime & The City Solution © Danielle de Picciotto

Ô bassesse de la vie ! Ô ratages sombres de l’existence ! Ô déchéance des oreilles en peine, toutes affairées à tenter de s’exciter avec la nouvelle nouvelle nouvelle nouvelle nouvelle scène française (qui est globalement à la fièvre scénique ce que le Dalaï Lama est au gangbang SM, soit dit en passant). Ô veules heures passées sur des disques trop mous, sur des productions pousse-au-suicide dont l’inutilité n’égale que la nullité ! Ô morbides instants qui nous font haïr immédiatement Baudelaire et ses chimères (où tu as trouvé l’or dans la boue, grand malin ??? Vas-y on t’écoute) ! Ô cerveau trop étroit ! Ô volonté trop niaise ! Ô médiocrité de l’envie en déclin……. Je… Je… Je…

Une voix familière à quelques pas, dont la propriétaire m’entend écrire tout haut m’interrompt : « Arrête un peu tes conneries, sers-moi un café et viens-en au fait, mais en silence, s’il te plaît »

Soit.

La détresse qui, comme le guerrier, m’assaille (pardon) est la suivante : je ne connaissais pas avant ce matin Crime & The City Solution. Que Dieu me foudroie sur le champ ou que le premier érudit velu venu me jette les 33 tours acérés de sa condescendance routinière. Je suis prêt tout de suite maintenant à me fouetter publiquement avec des orties, bordel de Dieu (oui je blasphème).

A l’écoute du titre ‘I Have The Gun’ qu’on trouve en téléchargement gratuit sur SoundCloud (téléchargez-moi ça immédiatement !!!), j’ai juste frissonné comme lors d’un premier baiser nocturne dans un Paris estival débordant des saveurs les plus essentielles (bah ouais).  On y retrouve mélangés avec une cohérence surprenante – en vrac – : Bowie, un soupçon de country, Bauhaus, Joy Division, une dosette de Judas Priest, un poil de Nick Cave, des résurgences synthétiques des années qui précédaient, le tout serti de nappes de violons joliettes et de la pointe incertaine de kitsch qui change la vie. Sombre mais entraînant, fièrement dynamique et mélodiquement contrasté, ce ‘I Have The Gun’ pourrait être à lui seul la boussole artistique d’un album complet (voire d’une carrière) pour les légions de groupes somme toute dispensables qui encombrent les iPod de la planète.

Le 24 septembre est sortie la compilation A History Of Crime (qui fait partie de la collection An Introduction To… de Mute). Le disque retrace les années d’existence berlinoise (1987-1991) du line-up original, à savoir Simon Bonney (chant), Mick Harvey (violon, ex Bad Seeds aux côtés de Blixa Bargeld d’Einsturzende Neubauten), Alexander Hacke (le bassiste moustachu… d’Einstürzende Neubauten), Thomas Stern, Chrislo Haas (ex-DAF/Liaisons Dangereuses), et and Bronwyn Adams.

Après avoir survolé le disque, on ne peut dire qu’une chose : on retourne et on y retournera encore. Les 16 titres sont à tomber par-terre. Poétique, fièvreux, rauque, décousu, curieux, profond, campagnard dans ses recoins… Ich Kiffeu Sévère.

A se procurer donc dans les plus bref délais – et à écouter ici sur DEEZER.

An History of Crime / Cover album

An Introduction to...
CRIME & THE CITY SOLUTION / 
A HISTORY OF CRIME BERLIN 1987 – 1991
(Tracklisting)

All Must Be Love
Hunter
On Every Train (Grain Will Bear Grain)
Home Is Far From Here
Keepsake
The Bride Ship
Free World
New World
I Have The Gun
The Dolphins & The Sharks
The Sun Before The Darkness
The Last Dictator Part 1
The Last Dictator Part 2
The Last Dictator Part 3
The Last Dictator Part 4
The Adversary

Double-bonne nouvelle : début 2013, le groupe sortira un nouvel album, American Twilight, enregistré récemment à Detroit.  Il s’agît du premier album studio du groupe depuis Paradise Discothèque, sorti en 1990.  

Triple bonne nouvelle (enfin presque) : le groupe original sera en tournée, appuyé par une  formation lourde, qui comptera dans ses rangs l’artiste visuelle Danielle de Picciotto, Jim White (guitare, The Dirty Three), David Eugene Edwards (guitare, 16 Horsepower / Wovenhand), Troy Gregory (basse, The Dirtbombs / Swans / Spiritualized) and Matthew Smith (claviers). Seul point noir : aucun passage parisien n’est prévu pour le moment…

TOURNEE

Pour le moment, aucune date française n’est annoncée…

18 Oct – Denver – The Oriental (US)
19 Oct – Detroit – Majestic Theater (US)
21 Oct – Chicago – Lincoln Hall (US)
22 Oct – Brooklyn – Music Hall of Williamsburg (US)
23 Oct – Los Angeles – The Fonda (US)
24 Oct – San Francisco – Slim’s (US)
26 Oct – London – Queen Elizabeth Hall
28 Oct – Lausanne, Les Docks (Switzerland)
29 Oct – Gent, Concertzaal Vooruit (Belgium)
30 Oct – Haarlem, Patronat (Holland)
31 Oct – Berlin, C-Club (Germany)

BONUS

On trouve sur les Autoroutes de l’Information 19 titres en téléchargement gratuit. C’est ici : http://soundcloud.com/crime-4 :)

[+]

crimeandthecitysolution.com

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Un commentaire sur “Crime & The City Solution : rétrospective berlinoise et nouvel album

  1. Pingback: La transcendance, l’immanence, le transcendantal – Wovenhand au Trabendo le 27 septembre « Green Cats, Babies!

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