Green Cats, Babies!

On a tendance à trop parler. On a décidé d'écrire : ceci est notre blog.

On en sait (un peu) plus sur le nouveau Tom Waits


On en parlait récemment, Tom Waits sortira effectivement un nouvel album très prochainement. Cela faisait 7 ans que l’Américain n’avait pas sorti de disque contenant du nouveau matériel fraîchement enregistré. Après le Real Gone de 2004, il avait en effet publié un très beau Orphans : Brawlers, Bawlers & Bastards qui réunissait inédits et raretés, ainsi que deux lives (Live In Concert en 2008 et Glitter And Doom Live en 2009).

Le single « Bad As Me », qui précède l’album qui inondera les infinités de l’univers dès le 25 octobre prochain, est d’ores et déjà disponible sur les plateformes de vente en ligne.

L’album est composé des titres suivants :
01. Chicago
02. Raised Right Men
03. Talking At The Same Time
04. Get Lost
05. Face To The Highway
06. Pay Me
07. Back In The Crowd
08. Bad As Me
09. Kiss Me
10. Satisfied
11. Last Leaf
12. Hell Broke Luce
13. New Year’s Eve

Le 22 août, Waits publiait la très grinçante vidéo suivante, dans laquelle il nous explique avec raison que pour l’écoute privée du disque sur le net, on peut se brosser. Une façon très plaisante et juste de renvoyer sèchement à la maison (mais avec humour) les apôtres stériles du marketing musique version 2.0 et 3.0, les gourous des nouvelles non-économies de la musique et les professionnal leakers de tous poils, en rappelant que la fête c’est la sortie de l’album elle-même. Et point. C’est à la fois une belle opération de communication Web et une juste façon de remettre les choses dans le bon sens – à savoir : que chacun à arrêter de regarder l’enveloppe plutôt que le courrier lui-même.

En ces jours où la notoriété des plans de publicisation des groupes dépasse souvent très largement la notoriété de leurs titres, où les musiciens se sont pour la plupart transformés en musiciens d’illustration sans oser se l’avouer, en essayant de rendre cool la vague lueur d’espoir (d’espoir de gagner du fric, entendons-nous bien) que constitue l’horizon de réussite qu’est le placement de titres en publicités (ce qui crée  de facto  une génération d’artistes à gorges profondes, copieusement dépendant à l’altérité – entendu plusieurs fois chez les pros : « waaaah, il est mortel ce disque, c’est vraiment de la came à synchro »), en ces jours, donc, où ce qui poétise le quotidien d’une majorité d’êtres vivants sur cette planète, n’a plus de valeur (ni marchande, ni morale) per se, ça ne fait vraiment pas de mal…

On trouvera toujours un idiot pour nous taxer d’un « qu’est-ce que c’est archaïque comme vision, c’est dingue », mais voilà, c’est simple comme un baiser : tu aimes ma musique, tu l’achètes et puis tu l’écoutes. Belle opposition aux inepties auxquelles débouchent les fétichismes d’un direct-to-fan (pourtant nécessaire quand il est mené avec justesse) qui se non-résume aujourd’hui à : tu aimes ma musique, alors je deviens ton pote pendant que tu l’écoutes gratuitement avec ou sans mon consentement dont tu te fous royalement et je te remercie genou à terre chaque jour de m’accorder ta précieuse attention, que j’essaie de continuer à captiver en mettant des remixes assez médiocres sur SoundCloud, en faisant des super clips et des sessions super-exclusives partout, en ayant des band pages sur toutes les plateformes web que mon entourage et moi community-manageons chaque jour bille-en-tête pour t’ambiancer éternellement, tu as vu, hein?, pendant que lesdites plateformes profitent au passage de ma notoriété petite ou grande pour propager une image de marque, pour contribuer à l’augmentation d’un page rank ou de CPM d’une campagne de pub display, pour affiner le ciblage d’une solution de search marketing ou d’un social ads system, tout en essayant de ne jamais te faire payer le moindre contenu parce que tu ne lâcheras jamais un centime sur de l’immatériel (oui, le mp3, comme ton iPod et comme ton accès 3G, c’est du matériel, crétin), tout en ne parvenant que rarement à trouver un véritable business-model et en ignorant complètement que j’espère simplement qu’un jour tu lâcheras quelques euros pour te payer un de mes albums (ou au moins un single, s’il te plaît), en comprenant que non, les concerts ne me permettent pas plus de rouler en Porsche que de payer le loyer du clapier dans lequel je vis en dehors des moments où tu me vois briller sous les lights.

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tomwaits.com

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Cette entrée a été publiée le août 24, 2011 par dans Albums, EP, Singles, NEWS, Nouveautés, et est taguée , , , , , , .

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