Green Cats, Babies!

On a tendance à trop parler. On a décidé d'écrire : ceci est notre blog.

BATTLES au Cabaret Sauvage, c’était… euh… bah… sauvage ?

C’est étrange, à chaque fois que je parle des New-Yorkais Battles, que ce soit publiquement avec des gens de type en chair et en os ou bien en dedans de mon moi tout seul intérieur, j’ai une petite mélodie anglaise qui me trotte dans la tête. Celle du refrain du titre « Battle » de Blur, auquel je rajoute un petit « zzz » pour rester cohérent malgré tout (faut pas déconner, quand même) : « Battle-z, battle-z, battle-z ». Comme ça, en trois rebonds pim-paaam pim-paaam pim-paaam. Ca n’a rien à voir, je sais. Mais c’est comme ça, on est neurologiquement connecté comme on est neurologiquement connecté et puis c’est tout. On va pas vous ressortir McCulloch & Pitts pour y comprendre quelque chose : c’est comme ça (lalalala-la).

Donc : Battles, en live, c’est stupéfiant de virtuosité. Imaginez trois chirurgiens opérant à coeur ouvert avec une précision diabolique, tout en prenant un plaisir démesuré à faire gicler du sang partout sur tous les murs alentours. Battles en concert, c’est un peu ça. Des mecs avec des super-calculateurs en guise de cerveaux (de McCulloch & Pitts on va passer à Von Neumann, logique) qui vous font exploser le feu atomique en pleine tête pendant l’intégralité du set. Des mesures incompréhensibles – mais qui groovent sauvagement – des guitares sorties d’une autre dimension, des claviers-repères totalement barrés et un batteur-mutant qui donne l’impression de continuellement rentrer dans les peaux de sa batterie. Entre douceurs complexes et riffs sauvageons, entre voix samplées et guitares bouclées, on se laisse porter par un flot sonore aussi contrasté qu’inattendu, même si on se surprend encore à fredonner (ou à tenter de fredonner) certains titres qui semblent paradoxalement simples.

Battles, c’est un peu la Bible en musique : un amas de trucs complètement incompréhensible et incohérents, donné comme la simple et lumineuse parole divine à une brassée d’illuminés un tantinet hagards, prêts à vendre leurs âmes sur-le-champs.

Et pour le plaisir, on se remet la vidéo de « Wall Street » à l’Hôtel de Ville, réalisée par Nat Le Scouarnec.

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battls.com

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Cette entrée a été publiée le juillet 1, 2011 par dans Concerts & événements, NEWS, Reportages, et est taguée , , , , , , , , , , , .

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