Green Cats, Babies!

On a tendance à trop parler. On a décidé d'écrire : ceci est notre blog.

Le bruit et la fureur dans mon ipod – Rencontre avec Decibelles

Decibelles © Mr Parvulesco

Le problème est simple. Quand on a une batterie et une guitare, il manque souvent une basse. Ceci se vérifie en tout point du planisphère, que l’on se trouve à New York, à Londres ou à Grenoble. C’est en essayant de résoudre cette équation à une inconnue que DECIBELLES se sont formées il y’a cinq ans. Depuis, elles ont enregistré deux EP, parus chez Hell Vice i Vicious, tourné en France, en Italie et Autriche avec leurs copains de EinZweiDreiVier!. Elles préparent la sortie de leur premier album, le 24 mai prochain.

Profitant  de leur passage à la Flêche d’or, voilà quelques semaines, nous leur avons fait écouter quelques titres de ma sélection.Il ne s’agit pas d’un blind test mesquin pour érudit tordu mais simplement un prétexte pour parler de leur album Pedro Joko.

Giggle On The Stretcher, Melt Banana, Charlie, A-zap records, 1998

SABRINA : On aime bien ce groupe mais on est pas forcement influencées. On les a vu au Grrrnd Zero à Lyon.

FANNY : Ce qu’elle dégage[ la chanteuse de Melt Banana] est super brut. Cela sort d’un coup ! Cette une musique qui ne fait pas de chichi. On est un peu comme ça sur scène. Après les voix c’est nos voix.

miniminiminiminijupe, Stephan Eischer, spielt Noise Boys, Born Bad Records, 2010

SABRINA : Le clavier prend de moins en moins d’importance. Sur l’album, on en retrouve principalement sur deux chansons. On utilise plus la guitare. On est en train de s’affirmer plus dans une musique punk qu’avant.

ÉMILIE : Sur les anciens morceaux on se cherchait peut être un peu plus. C’était un synthé electro avec des riffs un peu dansant. Maintenant, c’est plus trop notre truc.

SABRINA :  L’album sonne assez brut. Il reste assez similaire à ce que l’on fait sur scène. On a fait des arrangements avec plusieurs guitares ou des petits sons de synthé alors que sur scène je suis toute seule pour les deux instruments.

FANNY : On a enregistré au  Studio 1936, à Grenoble,  avec Lam Son Nguyen. Nous avions travaillé ensemble sur nos deux premiers EP.  On a tout enregistré en deux mois. Avec deux semaines particulièrement intenses. Au début, nous avions commencé à chercher un label mais sans grande conviction. On s’est dit que cela ne servait à rien au final de sortir un disque avec un support physique. Il nous semble plus intelligent de sortir un disque gratuitement sur internet. Au final, on a produit cet album toutes seules. Il sera disponible en téléchargement gratuit sur internet et nous le vendrons après les concerts.

Panik, Metal Urbain, Chef d’oeuvre, Seventeen records, 2003

ÉMILIE  : On a commencé par des chansons en français. C’était marrant mais on est passé à l’anglais. C’est plus facile. Cela va mieux avec ce que l’on fait. Surtout que nous ne donnons pas vraiment d’importance à nos paroles. C’est la musique avant tout. Nous écrivons les paroles dans un second temps. Ça n’a pas vraiment d’importance.

FANNY : Nos nouvelles chansons ont un peu plus de sens. C’est dur de trouver le juste milieu en français, sans que cela fasse niais …

Rebel girl, Bikini Kill, New Radio Single 7 », Kill rock star, 1993

SABRINA : Nous ne jouons pas ensemble parce-que nous sommes trois filles. Il pourrait très bien y avoir un garçon avec nous. Un trio de fille ça ne nous représente pas du tout. Après tout dépend de quoi on parle, de musique ou de trois filles qui font de la musique. Nous, on fait de la musique et c’est tout.

FANNY : Il y’a  cinq ans, Sabrina et moi, on a commencé à jouer de musique ensemble. On se connaît depuis longtemps. On a vite voulu trouver une bassiste. Nous avons distribué des petites annonces à Grenoble. On a rencontré Émilie qui ne faisait pas encore de basse mais qui en avait une dans son grenier. On a commencé nos instruments en même temps que le groupe.

I miss you Beau Velasco, The Death Set, Michel Poiccard, Ninja Tune, 2011

ÉMILIE : On est très contente de jouer avant eux ce soir. On aime vraiment ce qu’ils font.

SABRINA : C’est difficile de faire des plateaux cohérents. Parfois, on se retrouve à  jouer avec des groupes folk dans une soirée « Filles » »

Auditeur attentif durant leur set, Johnny Siera, une fois sur scène, ne manqua pas de saluer la prestation de DECIBELLES.

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myspace.com/decibellesband
hellviceivicious
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Un commentaire sur “Le bruit et la fureur dans mon ipod – Rencontre avec Decibelles

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